400 morts, 600, peut-être plus, des enfants pour la plupart: c'est le bilan de l'effroyable carnage dans une école d'Ossétie, dans le sud de la Russie.
Devant l'horreur des images d'enfants défigurés, calcinés, mutilés, il est difficile de déterminer qui sont les plus salauds: les preneurs d'otages ou
les forces d'intervention russes.
Salauds, les membres du commando de preneurs d'otages le sont certainement. Ils le sont comme tous ceux qui pratiquent des méthodes terroristes, quel qu'en soit le prétexte. Mais
ils le sont encore plus dans ce contexte où les victimes sont des gosses pris en otages le jour même de leur rentrée en classe.
Mais les commandos de l'armée russe qui sont intervenus, en prétendant l'avoir fait pour sauver les otages, ne sont pas meilleurs. Bien que les autorités russes couvrent
le déroulement des faits d'un voile de silence et de mensonges, il semble bien que les militaires russes voulaient surtout la peau de leurs adversaires tchétchènes, sans se
soucier du tout des écoliers enfermés. Comment des troupes entraînées n'auraient-elles pas pu savoir qu'en attaquant l'école avec des chars et en tirant
au canon sur le bâtiment où étaient entassées un millier (...)
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