Sur TF1 dimanche soir 19 septembre, Raffarin, patelin, se voulait rassurant, d'abord pour lui-même, estimant qu'il resterait à la tête du gouvernement. Pour les autres, il
propose un « contrat France 2005 »: baisse du chômage, école, lutte contre la vie chère.
La promesse de baisser le chômage, dans la bouche d'un Premier ministre sous le gouvernement duquel le chômage s'aggrave et les plans de licenciements se multiplient, tient de la
provocation.
« Contre la vie chère », Raffarin promet, sans rire, des mesures aussi radicales que de prier les grandes surfaces qui, lors du passage à l'euro, ont arrondi
leurs prix vers le haut, d'arrondir leurs prix vers le bas. Les grandes surfaces feront évidemment ce qu'elles veulent mais il est plus facile de promettre des baisses de prix que des
augmentations de salaires que les intéressés pourraient prendre au sérieux.
Et il faut du culot pour parler de « mobilisation pour l'école » alors même que des postes d'enseignants sont supprimés.
Le Premier ministre se posait en défenseur de l'intérêt général. Mais ses mesures fiscales montrent que ledit intérêt général pour lui,
c'est l'intérêt de la fraction la mieux lotie de la population.
En (...)
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