Chirac, en visite officielle en Chine, est content. Les hommes d'affaires et les patrons de grandes entreprises qui l'accompagnent aussi. Alstom, Airbus, Dassault, Alcatel ou Suez auraient
déjà décroché pour plus de quatre milliards d'euros de contrats supplémentaires.
On disait, au temps de la IVe République, que les présidents de la République ne servaient qu'à inaugurer les chrysanthèmes. Depuis, la profession est devenue
plus variée et Chirac, lui, excelle apparemment dans le rôle du représentant de commerce des grandes entreprises françaises.
Le marché chinois les intéresse. On décrit ce pays le plus peuplé du monde, avec ses 1,3 milliard d'habitants, comme un pays en plein essor économique. Et de
multiplier les reportages sur les quartiers ultra-modernes de Shangaï ou de Pékin, où poussent tours et édifices ultra-modernes à la place de vieux quartiers que
l'on démolit en en chassant les habitants loin vers la périphérie. Et de citer des taux de progression de la production à faire fantasmer les capitalistes de chez nous.
L'enrichissement qui en résulte n'améliore le niveau de vie que d'une petite fraction de la population chinoise. Un sur vingt ou un sur dix au mieux peuvent (...)
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