Par le nombre des victimes et par l'ampleur des dégâts, le raz de marée en Asie du Sud-Est est l'une des plus graves catastrophes naturelles qui aient frappé la
planète.
Contrairement à tant de catastrophes qui n'ont attiré l'attention des médias qu'un jour ou deux, cette fois-ci, les informations se succèdent. La
rivalité entre les tour-opérateurs pour vendre du soleil et des palmiers en plein hiver avec de très bonnes marges bénéficiaires a fait que, parmi les 150000
victimes dénombrées jusqu'ici, plusieurs milliers viennent de pays européens.
L'ampleur de la catastrophe naturelle exigerait de la part de la collectivité humaine une réaction en conséquence. À en juger par les titres de la presse qui parlent de
« mobilisation mondiale » et font état de « dons qui affluent de partout », ce serait le cas. Mais, au fil des témoignages qui parviennent des
zones sinistrées, se révèle le caractère dérisoire de l'aide en face de l'ampleur de la catastrophe, mais aussi du fait de la pauvreté des
régions touchées. Faute de routes, de moyens de communication, une partie des zones sinistrées, éloignée des paradis artificiels pour touristes, échappe
même à tout recensement des victimes et des (...)
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