Depuis que les sondages donnent le « non » gagnant au référendum sur la Constitution européenne, cela s'agite dans le camp de ceux qui appellent à
voter « oui », Chirac en tête. Le président de la République en voyage d'affaires au Japon, entre une réception chez l'empereur et un match de
sumos, s'est fendu d'un vigoureux appel: « La sauvegarde de notre modèle social suppose de répondre oui ». Oh qu'il est beau, ce modèle social,
avec près de trois millions de chômeurs, à peu près autant de précaires, des salaires insuffisants, la pauvreté qui s'étend, sans parler des
écoles ou des bureaux de poste que l'on ferme, des hôpitaux surchargés où le personnel soignant n'en peut plus! Que Chirac, flanqué de Raffarin, continue
comme cela, et le « non » continuera à monter!
Et les ministres de répéter à la télévision qu'il faut plus de « pédagogie » car les électeurs sont mal informés sur
le projet de Constitution. Mais il n'y a pas besoin d'éplucher ce lourd pavé indigeste pour comprendre que ce projet de Constitution, soutenu par Chirac, Raffarin, Sarkozy qui
mènent ici, en France, une politique qui foule aux pieds les intérêts des travailleurs, ne peut rien contenir de bon pour les classes (...)
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