Les partisans du «oui» au référendum sur la Constitution sortent la grosse artillerie pour contrer la montée du «non» dans les sondages.
Raffarin, ses ministres et Sarkozy ont occupé les médias pour tenter de convaincre les électeurs des charmes cachés de la Constitution (du moins les jours où le
pape, sa vie, sa mort, son Église, ne les ont pas monopolisés, y compris la télévision et la radio d'un État en principe laïque).
Jeudi 7 avril, c'était Chirac soi-même, initiateur du référendum, qui allait s'y mettre. Il avait convoqué une cinquantaine de jeunes,
sélectionnés par un institut de sondage, pour leur administrer un cours d'instruction civique largement télévisé, devant se conclure par un appel à voter
«oui», avant de devoir remettre cet exercice à plus tard pour cause d'enterrement du pape.
Mais les chefs de la droite antiouvrière ont peu de chances de convaincre l'électorat populaire. Au contraire, plus Raffarin parle, plus le «oui» dégringole.
Alors, c'est la direction du Parti Socialiste qui se charge de la besogne. «L'Europe sociale passe par le “oui”», affirme son affiche de campagne. Pour allécher son
électorat, Hollande a même lancé, lors de son grand meeting de (...)
lire la suite