Comme il était attendu et espéré dans les milieux populaires, le «non» a été largement majoritaire au référendum. Et les résultats
par ville ne laissent aucun doute: ce sont surtout les villes ouvrières qui ont rejeté aussi bien la Constitution européenne que ceux qui l'ont proposée et
défendue, à commencer par Chirac.
De toute façon, les deux étaient intimement liés tant Chirac, Raffarin, Sarkozy se sont engagés dans la campagne pour le «oui». Le gouvernement mène
depuis trois ans une politique particulièrement rétrograde et antiouvrière. Ce n'est que justice que la Constitution qu'il patronne comme sa politique soient
rejetées.
Ce n'est que justice également que la direction du Parti Socialiste porte le discrédit d'un alignement total sur la politique de la droite et de ses chefs de file. Une partie de
l'électorat socialiste lui-même a trouvé difficile à avaler qu'après l'avoir appelé à voter pour Chirac en 2002, la direction du Parti
Socialiste remette le couvert une fois de plus.
Du côté des dirigeants, la victoire du «non» se traduit déjà par la multiplication des manœuvres politiques. À droite, c'est Sarkozy contre
Chirac, à gauche, c'est Fabius contre Hollande, sans parler (...)
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