On a pu, bien sûr, se réjouir du camouflet subi, lors du référendum, aussi bien par Chirac que par la direction du PS, par ceux qui gouvernent aujourd'hui et par ceux
qui gouvernaient hier. Ils ont été complices dans le vote « oui » pour une Constitution qui n'apportait rien de bon aux travailleurs et aux peuples. Et cela, en
plus d'assumer à tour de rôle la politique qui leur est dictée par le grand patronat et qui se traduit par la dégradation continue des conditions d'existence des
salariés et des chômeurs.
Que ces gens-là aient été désavoués, tant mieux! Mais la suite a montré que cela ne les oblige pas à renoncer à leur politique
antiouvrière.
Les ténors du « non de gauche », qui font mine de s'insurger contre le fait que Chirac « n'entend pas le message des électeurs »,
abusent les travailleurs.
Ceux qui nous gouvernent n'ont pas attendu le « non » au référendum pour savoir que le monde du travail en a ras le bol! Ras le bol des attaques contre les
retraites et l'assurance maladie, ras le bol des licenciements qui ruinent des centaines de milliers d'existences, ras-le-bol du chômage et de la précarité.
Bien sûr qu'ils savent que les salariés ne peuvent pas être contents d'une (...)
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