À l'heure où nous écrivons la grève des travailleurs de la SNCM entre dans sa quatrième semaine. Ils n'acceptent pas la privatisation de leur entreprise et
les 400 suppressions d'emplois qui vont avec. Leur courage et leur combativité méritent le respect de l'ensemble des travailleurs.
Au début, c'est une privatisation pure et simple qui a été annoncée, mais la détermination des grévistes a amené le gouvernement à reculer
en annonçant qu'il garderait 25% du capital, puis que la participation des salariés passerait à 9%. C'est encore la détermination des grévistes qui a
imposé la libération des marins du Pascal-Paoli. Le gouvernement vient de promettre qu'il n'y aura pas de licenciements secs et que l'entreprise ne sera pas
démantelée.
Mais en même temps il agite la menace du dépôt de bilan et de 2200 licenciements, si le travail n'a pas repris avant vendredi soir.
Malgré tout cela, les travailleurs de la SNCM continuent. Ils ont raison de penser que même une participation de l'État à 25% n'empêchera pas des suppressions
d'emplois puisque 100% de participation, comme c'est le cas jusqu'à nouvel ordre, ne les ont pas empêchées. Et chaque travailleur sait que la promesse de «pas de (...)
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