À défaut d'éradiquer la misère, une « journée mondiale du refus de la misère » a été inventée, qui s'est
déroulée le 17 octobre. C'est une journée patronnée par l'ONU, dont on ne peut vraiment pas dire qu'au cours de ses soixante ans d'existence elle ait fait
reculer la pauvreté. Durant une journée, les médias font mine de se pencher sur le sort des plus pauvres, publient quelques témoignages et statistiques accompagnés
de phrases lénifiantes. Puis les choses continuent comme avant.
Mais pourquoi la misère s'accroît-elle? Pourquoi la croissance économique elle-même, si elle enrichit les riches, ne diminue-t-elle pas la pauvreté, mais
augmente-t-elle le nombre de pauvres?
Ici même, en France, pays parmi les plus riches du monde, 7,4 millions de personnes, plus d'une personne sur dix, vivent avec moins de 615 euros par mois, 3,5 millions n'ont qu'un
logement dégradé ou malsain, et 80000 pas de logement du tout.
Mais la pauvreté n'est pas un fléau de la nature. Ce n'est pas une maladie. Il y a des responsables et on sait pertinemment qui ils sont. Comment prétendre
« refuser la misère » et accepter que des entreprises qui font des profits considérables puissent licencier et pousser vers (...)
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