Après la banlieue parisienne, la flambée de violence dans les quartiers populaires s'est répandue dans d'autres villes. Ce n'étaient certainement pas les
cyniques propos de Chirac sur « l'égalité des chances » qui pouvaient toucher les jeunes! Quant à Sarkozy, chaque fois qu'il ouvre la bouche, il
propulse dans les rues de nouveaux contingents de jeunes, voire de gamins.
Et il n'est pas dit que le geste, aussi démagogique que provocant, de faire appel à une loi sur l'état d'urgence datant de la guerre d'Algérie influe sur le
devenir du mouvement.
Cette flambée de violence est stérile. Brûler les voitures de ses propres parents ou voisins, brûler des autobus qui desservent les quartiers populaires, saccager des
écoles maternelles témoigne de la part de ceux qui le font d'une absence de conscience sociale et de solidarité. Rendre la vie plus invivable encore pour les siens, simplement
par imitation des autres, n'est pas la seule façon d'exprimer sa colère, et sûrement pas la meilleure.
Mais comment les dirigeants politiques, ceux qui sont au pouvoir comme ceux qui rêvent d'y revenir, pourraient-ils convaincre ces jeunes que, malgré leur vie présente, il y a
un espoir d'avenir?
La (...)
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