Villepin a répondu, dimanche soir 12 mars à la télévision, aux centaines de milliers de salariés et d'étudiants qui réclamaient, le 7 mars, le
retrait du contrat première embauche. La réponse est « non ». La seule conclusion à en tirer, c'est qu'il faut que l'action continue
jusqu'à ce que le CPE et le CNE soient retirés.
Les syndicats et les organisations étudiantes appellent à de nouvelles journées d'action le jeudi 16 mars et le samedi 18 mars. Il faut que ces journées
réussissent et que les manifestations soient plus nombreuses encore que celles du 7 mars.
Depuis le 7 mars, la jeunesse scolarisée mène des actions pour ainsi dire jour après jour. Elle a raison. C'est la poursuite et l'amplification de l'action qui peuvent
obliger le gouvernement à reculer. Même votée, une mauvaise loi peut être retirée sous la pression, dans la rue, de celles et ceux qui risquent d'en être les
victimes.
Mais les salariés ont bien plus de raisons encore que les étudiants de rejeter ce nouveau contrat, qui ne créera pas un emploi de plus mais qui officialise la
précarité en donnant aux patrons le droit de licencier le nouvel embauché, pendant deux ans, sans la moindre justification. Car, après le (...)
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