Le succès des manifestations du 18 mars, où se côtoyaient étudiants, lycéens, y compris ceux des banlieues dites « difficiles », travailleurs et
parents, témoigne du fait que les salariés et les futurs salariés sont de plus en plus nombreux à vouloir mettre un coup d'arrêt à la marche vers toujours
plus de précarité qu'orchestre le gouvernement.
Car si le CPE a été le détonateur, il n'est pas seul en cause. Et quand bien même Villepin accepterait de lâcher du lest sur certains points, cela ne
réglerait pas le problème. À juste titre, de nombreux manifestants réclamaient également l'abrogation du CNE, qui contient la même disposition inacceptable
d'une période d'essai de deux ans, pendant laquelle l'employeur peut licencier un salarié, quel que soit son âge, sans même avoir à lui donner une raison.
Plus généralement, ces deux mesures de Villepin s'inscrivent dans la longue suite des contrats « aidés » de tous genres, et des facilités
données aux entreprises depuis des années pour multiplier le recours à l'intérim et les contrats à durée déterminée, qui font que la
précarité s'est généralisée.
Le patronat et le gouvernement osent affirmer que c'est la mauvaise santé de l'économie qui (...)
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