Pour éviter les mots « retrait » ou « abrogation » du CPE, le trio Chirac-Villepin-Sarkozy s'est donc mis d'accord sur le mot
« remplacement ». L'article 8 de la loi sur l'égalité des chances est remplacé par un autre sur « l'insertion professionnelle des
jeunes en difficulté », un mélange improvisé de contrats déjà existants, aussi bidons face au chômage. Pour expliquer son recul devant le mouvement
anti-CPE -parce que cela en est un-, Villepin a encore osé jurer de ses bonnes intentions en affirmant: « Je n'ai pas été compris, je regrette ».
Eh bien, au contraire, les étudiants et les lycéens à l'origine du mouvement, aussi bien que les salariés qui ont participé aux manifestations, ont très
bien compris que le CPE était un pas de plus dans la légalisation de la précarité sans avoir le moindre effet sur le chômage. C'est leur lutte qui a obligé
à reculer les Villepin, Chirac, Sarkozy, cette poignée d'individus qui prétendent représenter la majorité de la population pour mener une politique au service
des intérêts d'une minorité de possédants. Le CPE disparaît, mais pas le CNE qui légalise tout autant la précarité. Par ailleurs, seul un
article de la loi sur l'égalité des chances est (...)
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