Après une première loi sur l'immigration en 2003, Sarkozy remet ça. Comme l'ont fait, depuis trente ans, tant de ses prédécesseurs au ministère de
l'Intérieur, qui prétendaient tous réguler l'immigration en limitant en général les droits des immigrés.
Comme si l'immigration posait un problème! Mais depuis au bas mot un siècle, l'économie de ce pays ne tournerait pas sans l'apport d'un courant permanent
d'immigrés. La classe ouvrière de ce pays a toujours été composée, pour une part importante, de travailleurs venus d'ailleurs, du Maroc,
d'Algérie, de Turquie, d'Afrique noire ou d'Asie et, avant eux, du Portugal, d'Espagne, d'Italie, de Pologne ou d'ailleurs.
Et il en est ainsi de tous les pays industriels. Aux États-Unis par exemple, où les immigrés originaires d'Amérique latine, clandestins ou pas, en refusant de
travailler et d'acheter un 1ermai -qui, aux États-Unis, n'est pas férié-, viennent de montrer que, sans eux, l'économie tourne au ralenti.
Dans la concurrence que Sarkozy, LePen et Villiers se livrent pour capter les votes de l'électorat d'extrême droite, non seulement ils nient cette réalité, mais ils
rendent même l'immigration responsable de tous les maux de la (...)
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