Après plusieurs mois d'empoignades boursières, le conseil d'administration du trust Arcelor, numéro deux de la sidérurgie, vient d'accepter l'OPA,
c'est-à-dire l'offre d'achat de Mittal Steel, numéro un mondial. Les affrontements avec leurs rebondissements ont mobilisé des milliards d'euros.
Cette affaire illustre, dans le domaine de la sidérurgie, ce qui se passe dans bien d'autres secteurs. Grâce aux profits gigantesques qu'ils réalisent sur le dos de leurs
travailleurs, les grands groupes industriels ont de l'argent liquide à ne savoir qu'en faire. Comme il ne leur apparaît pas profitable d'investir dans la production en
créant de nouvelles usines et des emplois supplémentaires, ils dépensent leur argent en se rachetant les uns les autres.
La fusion d'Arcelor et de Mittal Steel ne se traduira pas par des possibilités productives supérieures. Elle entraînera en revanche des restructurations avec des suppressions
d'emplois et des licenciements.
Les actionnaires d'Arcelor peuvent se réjouir. Les surenchères ont fait que le prix des actions a presque doublé en quelque six mois. Les grands actionnaires ont
augmenté leur fortune de centaines de millions d'euros.
Une fois de plus, (...)
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