Dimanche 20 août, Ségolène Royal, la favorite des sondages parmi les prétendants socialistes à la candidature pour l'élection présidentielle de
2007, a exposé ce qu'elle comptait faire si elle était élue. Mais derrière les belles phrases, il n'y avait rien pour répondre aux problèmes qui se
posent aujourd'hui au monde du travail.
«La valeur travail sera reconstruite» a affirmé la prétendante. Mais cela ne veut rien dire, et surtout pas qu'elle s'engage, si elle était élue,
à lutter vraiment contre le chômage, en utilisant l'argent de l'État pour créer directement des milliers d'emplois, au lieu de multiplier les cadeaux à
fonds perdus aux grandes entreprises qui les empochent sans cesser de licencier. Des emplois qui seraient si utiles dans tous les services publics. Des emplois qui seraient nécessaires pour
construire en nombre suffisant des logements confortables et abordables, afin que l'on cesse de voir ces images d'incendies d'immeubles délabrés, qui font
régulièrement des victimes.
Ségolène Royal ne s'est pas plus engagée à revaloriser les salaires des travailleurs qui voient leur pouvoir d'achat fondre au fil des années. Elle a
simplement affirmé que «la récompense de (...)
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