Le parti au pouvoir, l'UMP, a été le dernier à organiser ce spectacle destiné à attirer les médias que les formations politiques appellent
«université d'été». Le grand ordonnateur du spectacle, Sarkozy, a fait donner Johnny Halliday et quelques autres, paraît-il pour plaire aux jeunes. Mais il
n'est pas dit que la présence à ses côtés du rappeur Doc Gynéco ait gommé dans la mémoire des jeunes de banlieue d'avoir été
traités de «racailles» dont il fallait se débarrasser à coups de Kärcher.
Côté politique, Sarkozy a insisté sur sa volonté de rupture. Pas avec la politique antiouvrière du gouvernement, bien sûr. De ce côté-ci, Sarkozy
veut continuer à sévir, comme le gouvernement dont il fait toujours partie, mais en faisant plus encore pour servir la soupe au grand patronat. Ovationné debout au rassemblement
du Medef, il a promis aux patrons de restreindre le droit de grève.
Il ne suffit évidemment pas de se faire applaudir par un parterre de patrons pour que les travailleurs acceptent que ce genre de projet soit appliqué. Mais les intentions de Sarkozy sont
claires: il veut gouverner à droite d'une manière encore plus autoritaire pour aggraver le sort du monde du travail, afin de (...)
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