Editorial.
Ainsi donc, les adhérents du Parti Socialiste ont choisi Ségolène Royal comme candidate de leur parti pour l'élection présidentielle. À en croire les
sondages, le Parti Socialiste a choisi la candidate qui aurait le plus de chances de l'emporter à cette élection.
On pourrait, bien sûr, se réjouir que Ségolène Royal l'emporte à la présidentielle car cela signifierait la défaite de Sarkozy.
Le gouvernement de droite, au pouvoir depuis quatre ans, a tellement accumulé de mesures antiouvrières, il a tellement aidé le grand patronat à aggraver le sort des
travailleurs, il a manifesté si ouvertement son mépris à l'égard du monde du travail que l'électorat populaire a de bonnes raisons de vouloir s'en
débarrasser. Et Sarkozy incarne cette droite antipopulaire dans sa variante la plus brutale, avec sa démagogie faite pour plaire à l'électorat lepéniste.
Mais l'électorat populaire peut-il pour autant espérer que Ségolène Royal répondrait à ses besoins les plus élémentaires ? Est-ce qu'il
peut espérer qu'elle mettrait fin au chômage, ou même seulement qu'elle le ferait reculer de façon significative ? Est-ce que, avec elle à la
présidence, les travailleurs ne vivraient plus sous la menace (...)
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