En décembre 2005, Médecins du monde entreprenait de distribuer des tentes à Paris aux sans-logis, non seulement pour leur offrir un minimum d'abri contre le froid, mais dans
l'espoir que les pouvoirs publics ne pourraient plus fermer les yeux sur le scandale que constitue le fait que, rien que dans la capitale, des milliers de personnes, dont plus d'un tiers ont
une activité professionnelle et un salaire, sont contraintes de vivre dans la rue.
Un an plus tard, les tentes fournies par des organisations humanitaires qui s'alignent à Paris, au bord du canal Saint-Martin, montrent que rien de sérieux n'a été
entrepris pour résoudre ce problème.
Les gens qui nous gouvernent ont d'autres préoccupations. Par exemple le fait que des artistes connus et riches, et que des grands bourgeois moins connus du grand public, mais infiniment
plus riches, choisissent de s'installer en Suisse, ou dans des paradis fiscaux plus lointains, les tracassent, et ils y voient une raison supplémentaire de baisser encore plus les
impôts des plus riches, de supprimer l'impôt sur la fortune, de diminuer les droits de succession. Et là, ils ne se contentent pas de mots. Au cours des vingt dernières
années, (...)
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