L'action d'associations comme « Les enfants de Don Quichotte » a fait bouger les choses pour les sans-logis.
Il faut certes du culot de la part de Jacques Chirac pour annoncer, dans son discours de vœux, qu'il veut inscrire « le droit au logement opposable » dans la loi. Cela
fait près de douze ans qu'il est au pouvoir et pendant ce temps le nombre de mal-logés et de sans-logis n'a cessé d'augmenter sans que cela fasse bouger le
président de la République ! Mais, enfin, au moins en paroles, Chirac reprend une vieille revendication des associations qui militent pour le droit au logement, demandant une loi qui
obligerait les pouvoirs publics à assurer un logement à chaque citoyen sous peine de sanctions. Mais les associations sont les premières à exprimer leurs craintes que les
choses en restent au slogan car, pour reprendre l'expression du responsable d'Emmaüs, « il ne suffit pas de proclamer pour le faire » .
Des lois qui assurent qu'un logement est un droit, il y en a eu dans le passé. La première du genre date de 1982, il y a un quart de siècle, avec le résultat que
l'on sait. On estime aujourd'hui à 100000 le nombre de celles et ceux qui vivent dans la rue. Mais il faut y ajouter (...)
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