«Je veux redonner au beau mot de travailleur le prestige qu'il a perdu...» Sarkozy, qui vient de prononcer ces fortes paroles, sait choisir ses mots: c'est du prestige qu'il
promet, pas une hausse des salaires... Mais enfin, depuis quelques jours, il veut convaincre qu'il les aime, les travailleurs! À en juger par la politique du gouvernement dont il fait
partie, il les aime surtout bien exploitables. Les gouvernements Raffarin et Villepin, pendant les cinq ans de leur pouvoir, sont certainement parmi ceux qui ont porté le plus de coups aux
travailleurs.
L'âge de la retraite repoussé, les pensions diminuées, l'assurance-maladie affaiblie, la précarité généralisée, voilà quelques
hauts faits d'armes de ces gens qui, aujourd'hui, ont le culot de se présenter en amis des travailleurs.
Et ce n'est pas fini. Sarkozy promet un contrat de travail unique calqué sur le CNE, c'est-à-dire autorisant les patrons à licencier comme ils veulent pendant deux ans. Un
de ses seconds couteaux, Xavier Bertrand, promet une limitation du droit de grève. Sans parler des suppressions d'emplois dans la fonction publique également annoncées, ce qui
signifiera en clair moins d'enseignants, moins de (...)
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