« J'aurais voulu, bien sûr, bousculer davantage les égoïsmes pour répondre plus vite aux difficultés que connaissent certains d'entre
vous », a fait semblant de regretter Chirac, lors de son intervention télévisée où il a confirmé qu'il ne serait pas candidat lors de la prochaine
élection présidentielle. Cela ne l'a pas empêché de se déclarer « fier » d'une réforme des retraites qui contraint les
salariés à prendre leur retraite plus tard, avec des pensions largement amputées. « Fier » aussi de l'action qui aurait été menée
contre le chômage sous sa présidence, alors que les services statistiques officiels n'osent même pas en publier les chiffres avant les élections, tant ils contredisent
les affirmations du gouvernement.
Chirac n'a pas lésiné sur les déclarations d'amour aux « Français ». Il en a bien servi certains, c'est vrai : les riches, objet de toutes
ses attentions, qui ont vu les revenus de leurs paquets d'actions s'envoler et leurs impôts baisser.
Mais la population laborieuse n'a aucune raison d'être reconnaissante à Chirac du bilan de ces douze années. Son niveau de vie a régressé, du fait de la
stagnation des salaires et de la hausse du coût de la vie. Des centaines de (...)
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