À droite, toute ! Pendant les derniers meetings de sa campagne, Sarkozy ne veut surtout pas louper sa base électorale naturelle, l'électorat de droite bien
réactionnaire, méprisant à l'égard du monde du travail. Il se pose en homme d'ordre, en défenseur de la hiérarchie sociale. Et en proclamant, lors de
son meeting de Bercy, qu'il veut surmonter « une crise morale comme la France n'en a peut-être jamais connu, sauf peut-être au temps de Jeanne d'Arc », il
prend jusqu'à la posture de Le Pen.
Avec Sarkozy, s'il est élu, il n'y a pas de doute sur ce qui attend les travailleurs. Son langage d'extrême droite ne l'empêche pas de se présenter
« en porte-parole du peuple », de « ceux qui travaillent dur » ou de « ceux qui se lèvent tôt ». Mais s'il aime les
travailleurs, il les aime saignants !
Le pouvoir d'achat ? Pour gagner plus, il faut travailler plus ! Le patronat n'a, certes, pas besoin de Sarkozy pour faire crever au travail ceux qui ont un emploi et pour maintenir au
chômage ou dans la précarité les cinq ou six millions de femmes et d'hommes qui n'en ont pas. Mais Sarkozy en fait un programme politique et le patronat peut être
sûr de pouvoir compter sur lui.
Les travailleurs du (...)
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