Sarkozy n'en fait-il pas trop ? Voilà la question qui agite les milieux politiques, les commentateurs et les sondeurs d'opinion. Il est en effet partout et les caméras de
télévision l'accompagnent. Il s'occupe des affaires en cours, en repoussant du coude les ministres concernés. Entre deux télégrammes de félicitations,
l'un à Marion Bartoli parce que finaliste à Wimbledon, l'autre à Tony Parker pour son mariage, et un coup de fil à Poutine, il patronne la candidature du socialiste
Strauss-Kahn à la présidence du FMI, avant de rendre visite au Tour de France.
Et voilà qu'il se rend en personne à la réunion des ministres des Finances de la « zone euro ». Ce qui serait une chose jamais vue, paraît-il !
Mais pourquoi, justement ?
Sarkozy va à Bruxelles, sa toute nouvelle écharpe présidentielle déployée, pour tenter de convaincre les représentants des autres pays qui ne sont que de
vulgaires ministres des Finances que le déficit supplémentaire du budget, que les mesures fiscales promises pendant sa campagne allaient creuser, est légitime.
Une obscure affaire entre ministres des Finances, pourrait-on se dire. Malheureusement, elle concerne pleinement les classes pauvres. Le déficit du (...)
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