Avec une quasi-unanimité, les grands moyens d'information ont présenté le 14 juillet de Sarkozy comme une rupture complète sur ceux de ses prédécesseurs.
Évidemment, il y avait en tête du défilé les drapeaux et des contingents des vingt-sept pays de l'Union européenne. Mais, en dehors du refus de toute grâce
présidentielle, geste destiné à son électorat le plus réactionnaire, et du fait que cette année les petits-fours de la garden-party étaient,
paraît-il, représentatifs aussi de la gastronomie de tous les pays de l'Union européenne, il était bien difficile de voir une « rupture » dans le
grand raout élyséen.
Sarkozy a fait toute sa campagne électorale sur le thème de la « rupture ». Mais les premières lois qu'il a fait voter confirment que toute sa politique
est au contraire dans la continuité de celle menée par ses prédécesseurs, avec de nouveaux cadeaux pour les plus riches.
Le plus significatif est l'adoption du « bouclier fiscal », qui limite à 50 % (au lieu de 60 % précédemment) le montant total des impôts sur les
revenus susceptibles d'être payés par les plus riches. Selon le rapporteur du budget, moins de 250 000 contribuables seraient les bénéficiaires de cette (...)
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