Toute la presse pronostique une flambée des prix pour la rentrée de septembre. Même un journal aussi peu suspect d'opposition au gouvernement que Le Figaro titrait le 27
août que « la hausse des prix pèse sur le pouvoir d'achat des Français ». Il annonçait que « pain, beurre, lait, viande,
électricité, loyer, moyens de transport (...) devraient augmenter dès la rentrée ». C'est dans cette situation que Fillon, le Premier ministre, avait la
veille fait semblant de tout ignorer au journal télévisé de TF1.
Après avoir tout de même reconnu que « quelques prix » allaient augmenter dans le domaine alimentaire, il affirmait avec aplomb que « l'inflation
n'a jamais été aussi bonne », et que « la meilleure garantie contre la vie chère, c'est la concurrence », comme si les grands trusts qui
contrôlent toute la vie économique n'étaient pas capables de s'entendre entre eux pour imposer aux petits producteurs comme aux consommateurs les prix de leur choix.
Et, puisque le taux de croissance pour 2007 s'annonce plus faible que prévu, à la journaliste qui lui demandait si cela n'allait pas entraîner un déficit encore plus
grand de l'État, Fillon a osé répondre que toutes les mesures prises par le (...)
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