Rentré de ses vacances de luxe aux États-Unis, dans une villa louée par des amis pour la modique somme de 44 000 euros par quinzaine, Sarkozy a fait mine de
s'intéresser au pouvoir d'achat de ceux qui sont nettement moins favorisés que lesdits amis. Il s'est rendu dans un magasin Leclerc à Bois-d'Arcy pour affirmer,
devant la presse convoquée, qu'il fera tout pour donner « le maximum de pouvoir d'achat aux Français ».
Les ménagères des classes populaires ont pu mesurer la portée de ces tartarinades en constatant les hausses des prix déjà intervenues ou à venir, y compris
sur des produits alimentaires de base comme le pain.
L'engagement de Sarkozy sur le pouvoir d'achat vaut autant que sa promesse d'il y a trois ans, de ne pas procéder à la privatisation de GDF. On sait ce qu'il en est
advenu : GDF vient d'être livré aux capitaux privés et c'est Sarkozy qui a joué l'entremetteur avec Suez. Cette fusion se traduira inévitablement par des
hausses de prix, car les actionnaires du nouvel ensemble n'ont que faire du public et chercheront à accroître leurs profits.
Pour ce qui est de la hausse du prix de la baguette de pain ou encore de l'essence, on nous dira que c'est le marché mondial (...)
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