La grève des travailleurs de la SNCF, de la RATP, d'EDF et de GDF du 18 octobre a été d'une ampleur exceptionnelle. Les manifestations ont été bien suivies
et ont été souvent rejointes par des travailleurs de secteurs déjà victimes des mesures que le gouvernement veut imposer aux régimes spéciaux. Ceux-là
ont témoigné qu'ils avaient conscience que l'enjeu de la lutte dépasse largement les seuls cheminots, électriciens ou gaziers.
Malgré le bourrage de crâne entrepris par les ministres et répercuté par la télévision, les travailleurs n'ont pas marché dans la propagande
gouvernementale visant à opposer ceux qui étaient en grève et l'ensemble des salariés. Comment croire que les cheminots sont des privilégiés, lorsque plus
d'un tiers d'entre eux partent à la retraite avec 1 100 euros net par mois ?
Et le gouvernement, qui a le culot de se poser en chevalier blanc combattant les privilèges, est celui dont le premier geste a été d'accorder 15 milliards d'euros de
baisses d'impôts à la bourgeoisie, aux vrais privilégiés.
Les travailleurs savent que l'attaque contre les régimes spéciaux sera suivie par d'autres concernant le régime général : 42 ans de cotisation pour tous et
l'âge de la (...)
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