La grève des cheminots et des agents de la RATP s'est donc terminée sans parvenir à faire reculer le gouvernement sur l'essentiel, c'est-à-dire le passage
à 40 du nombre d'années de cotisation et la décote pour la retraite de ceux qui n'auront pas la totalité de leurs annuités.
Depuis l'attaque contre les retraites des travailleurs du privé par Balladur en 1993, les gouvernements successifs auront donc mis 14 ans pour imposer cette mesure de régression
sociale à tous les salariés.
C'est un mensonge de prétendre, comme le font à la fois la droite et le PS, que la réforme de la retraite était nécessaire. Le nombre de retraités par
rapport au nombre d'actifs a, certes, augmenté par rapport à il y a 30 ou 40 ans, mais la rentabilité du travail encore plus ! Si les gains de productivité avaient
été répartis et pas réservés à la seule augmentation des profits, il y aurait de quoi assurer une retraite correcte pour tous sans toucher ni aux 37,5 ans de
cotisation ni à l'âge de la retraite.
De plus, avec le chômage, repousser l'âge de la retraite n'augmentera pas le nombre d'actifs. Cela servira seulement de prétexte pour réduire la pension de ceux
qui n'ont pas le nombre d'annuités (...)
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