Nicolas Sarkozy, qui prétendait lors de la campagne présidentielle qu'il voulait être le « président du pouvoir d'achat », a affirmé
jeudi soir 29 novembre à la télévision qu'il ne pouvait pas faire des cadeaux comme le père Noël, parce qu'il « n'y a pas d'argent dans les
caisses ».
Pourtant, dès juillet, il a su trouver dans les caisses de l'État une quinzaine de milliards d'euros pour faire des cadeaux, avec le fameux « paquet
fiscal », aux plus riches contribuables du pays, qui n'en avaient évidemment nul besoin pour vivre. À ceux-là, on ne leur dit pas qu'il faut
« travailler plus pour gagner plus ».
En revanche, il prétend qu'il n'est pas en son pouvoir d'augmenter les salaires, ce qui serait du ressort des patrons. Mais il est au moins en son pouvoir d'augmenter le smic,
qui concerne des millions de salariés, de relever les pensions et retraites, ce que bien sûr il n'a pas envisagé un seul instant.
Tout ce qu'il a à offrir aux travailleurs, c'est la possibilité de pouvoir toucher plus tôt ce qui leur est dû au titre de la participation, c'est-à-dire
de l'argent qu'ils ont déjà gagné. Et c'est de renoncer aux RTT et aux 35 heures - qui leur laissaient un peu de temps pour (...)
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