Cinquante milliards d'euros joués, cinq milliards perdus dans des opérations spéculatives par un seul individu, sans même que la banque s'en aperçoive ! Qui
dit mieux ? Les cinq milliards perdus sont l'équivalent de la moitié du déficit de la Sécurité sociale, ce déficit au nom duquel on impose les franchises
médicales, le déremboursement de nombre de médicaments, en écartant des soins, de fait, des centaines de milliers de salariés et de retraités. Quant aux
cinquante milliards joués par ce seul courtier de banque, par qui le scandale arrive, ils représentent un cinquième du budget de l'État et le salaire annuel de quatre
millions de salariés payés au smic.
Et la direction de la Société Générale de répéter pour rassurer ses actionnaires que, malgré ces cinq milliards perdus, auxquels s'ajoutent deux
autres milliards envolés dans d'autres spéculations, la banque continue de faire du profit. La preuve : elle vient de racheter une banque russe !
Le courtier de banque qui a réussi ce coup en déjouant les contrôles est peut-être un informaticien de génie. Mais le système économique où cela
est possible est tout de même un système fou.
Dans les entreprises où l'on produit et où se (...)
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