Les résultats du deuxième tour des élections municipales ont confirmé et amplifié ceux du premier tour. La gauche progresse encore d'un tour à l'autre
au détriment de la droite. Les ministres ont beau jongler avec les mots, insister sur le caractère local de ces élections, les résultats constituent un revers pour le
gouvernement et sa politique.
En menant une politique contraire aux intérêts de la majorité de la population et au service d'une petite minorité de riches, le gouvernement a non seulement
renforcé le dégoût et l'exaspération de ceux qui, à la présidentielle, avaient voté contre Sarkozy, mais il a déçu une partie de
ceux-là mêmes qui l'avaient élu. Le désaveu est clair, et il était nécessaire.
Le soir même des élections, Fillon affirmait pourtant : « La politique de la France, les électeurs l'ont majoritairement choisie à l'occasion des
élections présidentielle et législatives (...) et nous allons poursuivre cette politique. »
La référence de Fillon aux élections de l'année dernière est doublement mensongère. Sarkozy n'avait obtenu au premier tour que 31 % des votes.
Même au deuxième tour, compte tenu des abstentions et des votes blancs, il n'a été suivi que par 43 % des (...)
lire la suite