« Inéluctable », le passage à 41 ans de cotisation pour toucher une retraite pleine, vient d'affirmer encore Xavier Bertrand, le ministre des Affaires sociales.
« Inéluctable », oui, du point de vue d'un gouvernement qui applique servilement la politique que lui dicte le grand patronat.
« Inéluctable », oui, tant qu'il peut impunément prendre des mesures destinées à appauvrir le monde du travail pour augmenter les profits
élevés des entreprises.
Les ministres répètent des banalités du genre : on n'y peut rien, c'est la démographie, c'est l'allongement de la durée de vie qui font qu'il y a
de moins en moins d'actifs pour de plus en plus de personnes âgées.
C'est un mensonge par omission car ils oublient volontairement l'augmentation incessante de la rentabilité du travail. Chaque actif produit bien plus de richesses qu'il y a trente
ou cinquante ans. Chaque travailleur de l'industrie automobile sait que de plus en plus de véhicules avec de moins en moins d'ouvriers sortent des chaînes, au prix d'une
fatigue plus grande et d'une usure avant l'âge. Il en va de même dans toutes les branches de l'activité productive.
Si le surplus de productivité ne se transformait pas intégralement en (...)
lire la suite