Toutes les mesures que Sarkozy présente comme des « réformes » indispensables, inévitables, ont en commun de frapper les classes populaires. Mais la
politique que mène Sarkozy n'est pas seulement sa politique. C'est lui qui la met en musique, qui en assume la responsabilité devant le pays. Mais ceux qui imposent ces mesures
ne sont pas sur le devant de la scène. C'est le grand patronat qui tire les ficelles, ce sont les dirigeants et les propriétaires des grands groupes industriels et financiers et des
grandes banques.
C'est pourquoi, malgré la chute record de sa popularité, Sarkozy persiste et signe. Il continuera les réformes. Il continuera à taper sur le monde du travail. Les
dirigeants politiques servent aussi à cela : assumer la responsabilité politique des décisions exigées par le grand patronat, quitte à se déconsidérer.
La seule chose qui peut mettre un coup d'arrêt à la régression sociale orchestrée au profit du grand patronat, c'est une entrée en lutte des travailleurs, qui
flanquerait à celui-ci une peur salutaire.
L'ensemble des confédérations syndicales appellent à une journée d'actions et de manifestations le 22 mai pour la défense du système des retraites. Il
faut (...)
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