A quelques jours des congés d'été, deux grandes entreprises, Renault et Saint-Gobain, viennent d'annoncer coup sur coup une réduction importante de leurs effectifs.
Renault supprime entre 5 000 et 6 000 postes en Europe, dont un millier à Sandouville. Saint-Gobain supprime 6 000 emplois un peu partout dans le monde.
Renault venait pourtant d'annoncer des bénéfices confortables et un chiffre d'affaires en hausse. Mais, expliquait son PDG, Carlos Ghosn, « notre chiffre d'affaires ne
progresse pas à l'allure que l'on pensait », et les suppressions d'emplois sont une « mesure d'anticipation ». Faut-il rappeler que le trust PSA
Peugeot-Citroën a supprimé en à peine plus d'un an 14 000 postes dans ses différentes usines en Europe ?
Ces entreprises, parmi les plus grandes et les plus riches aussi, sont la partie émergée de l'iceberg, celles dont la presse parle un peu. Mais, à côté de
celles-là, combien d'autres entreprises réduisent leurs effectifs ? Et, parmi elles, combien qui sont bénéficiaires ? Mais elles préfèrent, toutes,
« par anticipation » assurer la hausse de leurs profits en faisant faire plus de travail par moins de travailleurs en les usant à mort avant de les rejeter.
Quoi (...)
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