Il y a un an la crise des crédits immobiliers américains éclatait. Mais de ce côté-ci de l'Atlantique, gouvernants et économistes professionnels se
voulaient rassurants. C'était, nous disaient-ils, un phénomène passager, qui ne toucherait pas la France. En fait, très vite, la Banque européenne, avec
l'accord de tous les États de l'Union européenne, intervint massivement pour ouvrir des milliards d'euros de crédits aux banques, c'est-à-dire pour faire
financer par l'ensemble de la population les pertes des capitalistes qui avaient spéculé sur l'immobilier.
La suite, on la connaît : un ralentissement de l'économie dans tous les pays occidentaux, qui ne manquera pas d'entraîner des vagues de suppressions d'emplois
supplémentaires, le déplacement des capitaux vers la spéculation sur les matières premières, les céréales comme les produits pétroliers, et la
chute du pouvoir d'achat de toute la population laborieuse.
Parmi les banques françaises, la Société Générale a été de celles qui ont enregistré de grosses pertes dans ces opérations sur les
crédits immobiliers à risque. Et au début de l'année 2008, on apprenait qu'aux deux milliards d'euros qu'elle avait engloutis dans l'affaire des (...)
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