La guerre qui s'est déclenchée dans le Caucase après la tentative de la Géorgie de rétablir par la force son autorité sur la petite province
sécessionniste de l'Ossétie du Sud, et l'intervention musclée de la Russie pour s'y opposer, n'est pas un simple drame local. Elle montre que la
« guerre froide » n'est pas vraiment terminée, et même qu'elle pourrait bien se réchauffer un jour.
Ce n'est pas, loin de là, la responsabilité de la seule Russie. Car si les bombardements russes ont illustré une fois de plus le mépris habituel des dirigeants du
Kremlin vis-à-vis des populations, les gouvernements des grandes puissances occidentales, même s'ils s'efforcent d'apparaître aujourd'hui comme des défenseurs
de la paix, portent une lourde responsabilité dans les événements actuels.
Quand l'OTAN est née, en 1949, ses fondateurs la présentèrent comme le moyen de défendre l'Europe occidentale contre une éventuelle agression
soviétique. L'agression n'a jamais eu lieu, et l'Union soviétique a éclaté en 1991. Mais l'OTAN existe toujours, sans qu'on nous dise contre quel ennemi
elle est dirigée. Plus même, elle s'est élargie, car l'impérialisme américain (avec la participation de ses satellites (...)
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