« Un coup à gauche », titrait le 29 août Libération, à propos des déclarations de Sarkozy affirmant que le RSA (le revenu de solidarité
active), destiné à remplacer le RMI, serait financé par une taxe « sur les revenus du capital » et Sarkozy a même déclaré :
« S'il y a de l'argent pour le haut, il doit aussi y avoir de l'argent pour le bas. » Il n'en a pas fallu plus pour voir un certain nombre de dirigeants
socialistes étaler leur satisfaction. François Hollande déclara aussitôt qu'il « y a quand même plus de légitimité à financer les
revenus des plus modestes par une contribution des plus riches », le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale affirmant pour sa part que
« les socialistes sont prêts à soutenir ce projet ».
Pour ceux qui auraient encore des illusions, cela ne permet pas d'espérer de grands changements si le Parti Socialiste revenait demain au gouvernement.
Le but officiel du RSA, dont les modalités ne seront définitivement arrêtées qu'après que le Parlement aura légiféré en septembre, c'est
de faire en sorte qu'un érémiste qui trouve un emploi ne se retrouve pas finalement avec un revenu inférieur à celui qu'il a au chômage. Bien
évidemment, tous ceux (...)
lire la suite