Le gouvernement français, qui affirmait il y a peu que les caisses sont vides et qui se répandait en jérémiades sur les 10 milliards de déficit de la
Sécurité sociale, a trouvé d'un seul coup 360 milliards pour venir au secours des banquiers !
Les quinze États de la zone euro, réunis le 12 octobre, se sont tous engagés à mettre des sommes fantastiques à la disposition des banques et des institutions
financières.
Ainsi donc, comme ces messieurs les banquiers ne se font mutuellement pas confiance et refusent de se prêter de l'argent, l'État se substituera à celui qui serait
défaillant. Même dans ses rêves les plus fous, un citoyen ordinaire, en mal de payer les traites de son logement ou de sa voiture, n'oserait imaginer que, s'il était
incapable de rembourser sa dette, l'État se substituerait à lui pour la payer. Mais dans leur économie folle, où on poursuit en justice une mère de famille si
elle émet un chèque sans provision, non seulement on ne punit pas les responsables du gâchis financier, mais au contraire on les dédommage de leurs pertes pour qu'ils
puissent recommencer, l'âme en paix et le coffre-fort plein ! Ces cadeaux, c'est aux classes populaires et surtout aux (...)
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