Les mêmes ministres qui, il y a peu encore, nous chantaient que la crise n'atteindrait pas la France, sur l'air de « Tout va très bien, madame la marquise », viennent
de changer de discours. Ils clament aujourd'hui que la crise est grave, qu'elle est sans précédent depuis la guerre, voire depuis 1929.
Malgré les centaines de milliards de cadeaux aux banquiers avec l'argent public, les actions en Bourse continuent à chuter. Derrière l'agitation affolée des
courtiers en Bourse aux quatre coins de la planète, il y a ce qui se passe dans les entreprises. Dans le bâtiment, nombre de chantiers de construction sont arrêtés et 180 000
salariés sont menacés d'être mis à la porte à brève échéance. Dans l'automobile, deux des plus grandes entreprises du monde, General
Motors et Ford, se préparent à fermer leurs usines en France. Renault comme Peugeot-Citroën imposent à leurs travailleurs des périodes de chômage partiel, avec
la réduction de salaire que cela représente. Des « arrêts conjoncturels » sont prévus dans des entreprises de pétrochimie dépendant de Total. Et
combien de petites entreprises qui ferment leurs portes ?
Mais si les ministres ont changé de langage d'un seul coup, ce n'est (...)
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