Ainsi donc, c'est Barack Obama qui a remporté l'élection présidentielle américaine, et de loin. Les commentateurs, même ici en France, ne cessent de
répéter que l'événement est historique. Pour une fois, ils sont au diapason avec les réactions d'enthousiasme et d'espoir rapportées
d'Amérique par les médias.
Et on comprend pourquoi l'élection à la tête de l'État du candidat du Parti Démocrate, métis de père africain, est ressentie comme une victoire
par les Noirs américains, mais aussi par ceux d'origine hispanique ou indienne qui se sentent opprimés ou exclus dans ce pays où l'esclavage des Noirs n'a
été aboli qu'en 1865, à la suite d'une guerre civile sanglante et où, il y a une quarantaine d'années encore, la ségrégation raciale
était officielle dans plusieurs États.
On peut comprendre aussi pourquoi, après les années Bush, celles des guerres d'Irak et d'Afghanistan, celle de la crise économique, rien que ce changement-là puisse
passer, aux yeux d'une majorité de l'électorat, toutes origines confondues, pour une promesse de changement dans bien d'autres domaines. Obama n'avait pas besoin de
promettre - et, d'ailleurs, il s'est bien gardé de faire des promesses concrètes -, c'est (...)
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