Le gouvernement lui-même est obligé de reconnaître que le nombre officiel de chômeurs a dépassé les deux millions. Ce chiffre officiel est bidon parce qu'il
est largement sous-estimé. Mais son évolution est significative de l'explosion du chômage.
Comment pourrait-il en être autrement ? De grandes entreprises comme ArcelorMittal procèdent à des licenciements massifs. Les entreprises de l'automobile se sont
débarrassées de leurs intérimaires, et le chômage technique de la fin de l'année n'annonce rien de bon pour l'avenir. Et derrière les grandes
entreprises, il y a les autres, tous ces sous-traitants qui réduisent leurs effectifs et poussent dehors leurs travailleurs.
Et l'aggravation du chômage entraînera inévitablement la montée de la pauvreté. Les Restos du cœur comme la Banque alimentaire ou le Secours populaire sont
unanimes pour affirmer qu'ils ont de plus en plus de mal à suivre l'accroissement de la demande. Et ceux qui en sont réduits aux Restos du cœur ne viennent pas seulement
des rangs de ceux qui, n'ayant pas d'emploi, sont contraints de survivre avec l'allocation chômage, le RMI ou avec rien. De plus en plus nombreux sont les femmes et les hommes qui
ont un travail, (...)
lire la suite