Il y a de quoi être indigné, révolté, par ce qui se passe à Gaza. Une des armées les plus modernes du monde, supérieurement équipée,
après avoir bombardé ce petit territoire où s'entassent plus d'un million de Palestiniens, envoie aujourd'hui ses chars d'assaut pour compléter une
intervention visant à terroriser toute une population.
Oser affirmer, comme le font les dirigeants d'Israël, que ce n'est pas le peuple palestinien qui est visé, mais le seul Hamas, parti islamiste qui dirige ce territoire, est une
cynique hypocrisie. Gaza est une des zones de la planète où la densité de population est la plus grande, et tous ceux qui reçoivent des bombes ne sont pas des militants du
Hamas.
La semaine de bombardements qui a précédé l'intervention terrestre a fait plus de 400 morts, dont une grande partie de civils, des femmes, des hommes, des enfants. Combien
d'autres mourront pendant l'intervention terrestre, sous les balles mais aussi faute de soins ? Car le territoire est pour le moment clos, pour que l'armée israélienne puisse
tranquillement perpétrer ses crimes à l'abri des regards.
« C'est le Hamas qui a rompu la trêve en envoyant des roquettes sur le sud d'Israël », prétendent les (...)
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