Deux millions et demi de manifestants dans la rue selon les syndicats, plus d'un million même d'après la police : la journée du 29 janvier a été un
succès. Ceux qui se sont mis en grève sont revenus des manifestations avec le moral remonté.
Le gouvernement lui-même a concédé, par la voix du nouveau ministre du Travail, Brice Hortefeux, qu'« à l'évidence, il y a eu du monde » et que
cela est « l'expression d'une inquiétude » face à la crise.
Mais ce n'est pas seulement de l'inquiétude, c'est du mécontentement et de la colère. Et pas face à la crise, mais contre le patronat et le gouvernement.
Contre les licenciements qui se multiplient ; contre les bas salaires ; contre la précarité ; contre ce gouvernement qui trouve des milliards pour arroser banquiers et patrons de
l'industrie mais qui aggrave la situation des salariés.
Les travailleurs ont été nombreux à répondre à l'appel des syndicats. Personne ne peut penser cependant qu'une seule journée, même
réussie, fera reculer le gouvernement et le grand patronat.
La question qui se pose, c'est la suite à donner à cette journée. Les directions syndicales sont mises devant leurs responsabilités. Elles auraient dû annoncer (...)
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