Le discours de Sarkozy après sa rencontre avec les dirigeants syndicaux était on ne peut plus limpide une fois la mousse enlevée. Pas question d'augmenter les salaires, pas
même le smic. Pas question d'abandonner les suppressions d'emplois dans les services publics. Pas question d'arrêter ce qu'il appelle « les réformes »,
ces mesures qui visent toutes à appauvrir encore plus les salariés afin de dégager de l'argent pour le grand patronat.
Aucune réponse donc aux revendications exprimées par deux millions de manifestants et de grévistes le 29 janvier. Puisqu'une seule journée de mobilisation ne suffit pas
pour se faire comprendre, il faut remettre ça.
Les directions syndicales ont tergiversé pour se décider. Elles ont enfin appelé à une journée de grèves et de manifestations pour le 19 mars. Il faut
qu'elle soit plus massive, plus ample encore que le 29 janvier.
Mais si l'on veut changer réellement le rapport des forces, il faut que le patronat et le gouvernement sachent qu'ils ne s'en tireront pas avec des journées d'action. Ces
journées d'action doivent être des étapes mais avec pour objectif la grève générale illimitée jusqu'à satisfaction des revendications du
monde du (...)
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