Ils sont venus, ils se sont réunis, ils ont festoyé et posé pour la photo de famille. Et le lendemain, la presse était pleine de titres du genre « sommet historique
», « réforme d'envergure de la régulation financière », « naissance d'un nouvel ordre mondial »...
Le « sommet du G20 », c'est-à-dire la réunion des chefs d'État des vingt pays les plus riches du monde, avait pour ambition affichée de «
réformer les institutions financières internationales pour surmonter la crise et prévenir la suivante », entre autres.
Qu'est-ce qu'il en est sorti ? Pas grand-chose, à part la photo de famille, justement. Elle était destinée à montrer que, face à la crise, les grands de ce
monde politique sont unis. Chacun a eu droit, en guise de cadeau, à sa petite babiole politique. Sarkozy, par exemple, qui y était allé en jurant qu'il quitterait le sommet si
on ne s'en prenait pas aux paradis fiscaux, sa marotte, en est revenu en criant victoire.
La réunion a en effet décidé de publier la liste des paradis fiscaux. N'importe quel moteur de recherche sur Internet peut établir cette liste en quelques secondes.
Ce n'était pas la peine de réunir vingt chefs d'État, avec chacun son armada (...)
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