Un petit tour, un discours, et puis s'en va... Oui, mais pour un président porté sur le clinquant, il fallait que ce soit au château de Versailles ! Députés et
sénateurs ont donc été convoqués pour entendre la Parole présidentielle. Tout cela pour la modique dépense de 400 000 euros. Ça fait cher la
minute de parole. Mais se pavaner sous les lambris dorés, cela a un coût.
But officiel de la mascarade : « tracer de nouveaux horizons pour la France ». Mais, du point de vue des salariés et des classes populaires, l'horizon est tout dessiné et
Sarkozy n'y a pas ajouté la moindre touche d'espoir. L'horizon, c'est la crise économique qui se poursuit, c'est le chômage qui s'aggrave, ce sont les
conditions d'existence des classes populaires qui se dégradent.
Sur les questions d'emploi, qui constituent la préoccupation essentielle des classes laborieuses, licenciements, fermetures d'usines, dégringolade du pouvoir d'achat, Sarkozy
ne peut rien, même à supposer qu'il le veuille. Il n'y peut rien parce que, même s'il s'entoure le temps d'un Congrès des fastes de la monarchie absolue,
il n'a pas le pouvoir d'agir sur l'économie, qui est contrôlée par quelques dizaines, quelques centaines tout (...)
lire la suite