Le travail du dimanche est revenu en discussion à l'Assemblée nationale mardi 7 juillet. Sarkozy, qui veut que soit levée l'interdiction du travail dominical, aurait
illustré son projet en posant cette question dont l'intérêt n'échappera à personne : « Est-ce qu'il est normal que le dimanche, quand Madame Obama
veut, avec ses filles, visiter les magasins parisiens, je doive passer un coup de téléphone pour les faire ouvrir ? » Ben voyons !
Au-delà des arguties juridiques sur les modalités d'application de la future loi, qui vont occuper ces messieurs de l'Assemblée pendant plusieurs jours, il s'agit bien
d'une nouvelle attaque contre les salariés.
Oh, bien sûr, il y a déjà plusieurs millions de salariés qui travaillent le dimanche. Parmi eux, celles et ceux dont l'activité est une nécessité
sociale. Il va de soi que la société ne peut pas se passer d'infirmières, de médecins, de travailleurs des transports publics, pas plus que de ceux de la production et
de l'acheminement de l'électricité et du gaz, même le dimanche. Et il est techniquement impossible de stopper le fonctionnement d'un haut fourneau un jour sur sept.
Encore faut-il que ce travail dominical soit compensé en (...)
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