Pour la énième fois, Christine Lagarde et Sarkozy doivent rencontrer, les 24 et 25 août, les présidents des conseils d'administration des principales banques du pays
pour reparler des bonus des dirigeants et des traders. La répétition de ces rencontres est la preuve même qu'il s'agit d'une opération de « communication
», destinée à essayer de convaincre l'opinion publique que le gouvernement s'emploie à « moraliser » le système financier. Mais c'est aussi la
preuve qu'il est incapable de mettre un frein à la spéculation qui a plongé l'économie dans une crise comme on n'en avait pas connu depuis 80 ans.
Car si les traders continuent à percevoir des bonus fastueux, si les représentants de l'État disent qu'on ne peut pas interdire cette pratique sous peine de
désavantager les banques françaises face à la concurrence internationale, c'est bien parce que ces banques continuent à tirer l'essentiel de leurs profits
d'opérations spéculatives.
L'opinion a été particulièrement choquée par le fait que les mêmes banques qui ont reçu des milliards d'euros de l'État, et qui ne l'ont
pas remboursé, distribuent une bonne partie de cet argent à leurs traders - dont on nous parle beaucoup - et à (...)
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